La déclaration du ministère des Affaires étrangères de la République d’Artsakh à l’occasion du 106ème anniversaire du Génocide des Arméniens

Le 24 avril, le peuple arménien commémore les innocentes victimes du Génocide des Arméniens. Celui-ci est l’une des pages les plus tragiques et les plus sanglantes de l’histoire du peuple arménien et de l’histoire mondiale dans son ensemble.

Entre 1915 et 1923, à la suite de ce crime de masse commis par la Turquie, plus de 1,5 million d’Arméniens ont été tués et environ 2 millions ont été expulsés. Le peuple arménien a perdu la majeure partie de son berceau historique et de son patrimoine culturel. Le Génocide des Arméniens a été le premier génocide planifié et systématiquement mis en œuvre par un État dans l’histoire.

Le Génocide des Arméniens a été suivi par des génocides, massacres et déportations d’autres peuples en Turquie, tels les Grecs, les Yezidis, les Kurdes, les Assyriens et autres groupes ethniques.

L’absence de réaction et d’évaluation appropriées de la part de la communauté internationale face au crime commis contre le peuple arménien il y a plus d’un siècle a ouvert la voie à la répétition de ces crimes à l’avenir.

L’Holocauste et le génocide des peuples slaves, des Roms et d’autres nations commis par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale en sont une preuve éclatante.

À ce jour, la Turquie refuse non seulement de reconnaître le Génocide des Arménien, mais fait également constamment obstacle aux processus de reconnaissance de ce  génocide dans d’autres pays. De plus, les dirigeants de ce pays poursuivent leur politique génocidaire à l’égard du peuple arménien, dont l’une des manifestations frappantes est la participation active de la Turquie à la préparation de la guerre déclenchée par l’Azerbaïdjan contre l’Artsakh le 27 septembre 2020 et aux opérations militaires proprement dites, qui se sont accompagnées de violations flagrantes du droit international humanitaire.

La politique criminelle de la Turquie et de l’Azerbaïdjan, leurs plans pan-turcs et expansionnistes constituent une menace sérieuse non seulement pour la région du Caucase du Sud, mais aussi pour l’ensemble du monde civilisé.

C’est avec détermination et conviction que nous veillerons à la reconnaissance et à la condamnation internationales du génocide arménien et au rétablissement de la justice historique.