Déclaration du ministère artsakhiote des Affaires étrangères à l’occasion du 33ème anniversaire des massacres des Arméniens à Soumgait (en Azerbaïdjan)

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Nous rendons hommage à la mémoire des victimes innocentes des pogroms de Soumgait, l’un des événements les plus tragiques de l’histoire contemporaine du peuple arménien.

À la suite des massacres de masse planifiés, perpétrés les 27 et 29 février 1988 dans la ville de Soumgait, située à proximité de la capitale de l’Azerbaïdjan, des dizaines d’Arméniens ont été tués, des centaines mutilés et des dizaines de milliers déportés. Avec la connivence criminelle des autorités de l’Azerbaïdjan soviétique et l’inaction totale des forces de l’ordre, la ville, qui comptait plusieurs milliers de personnes, a été laissée trois jours durant à des casseurs armés qui ont assassiné des citoyens arméniens en toute impunité et avec une cruauté particulière.

Le massacre de Soumgait a marqué le début de toute une série de crimes commis dans le cadre de la politique d’État de l’Azerbaïdjan envers le peuple arménien à toutes les étapes du conflit entre l’Azerbaïdjan et le Karabagh. Après l’effondrement de l’URSS, le nettoyage ethnique systématique des Arméniens et les massacres perpétrés par les autorités azerbaïdjanaises entre 1988 et 1991 se sont transformés en crimes de guerre lors de l’agression armée déclenchée contre la République d’Artsakh en 1991-1994, 2016 et 2020.En raison de la politique menée par l’Azerbaïdjan depuis 1988, des milliers d’Arméniens ont été tués, des dizaines de milliers ont été mutilés et des centaines de milliers ont été expulsés de force et perdu leur patrie.

L’impunité et l’absence de réaction appropriée de la communauté internationale ont déclenché une agression et élargi l’échelle des crimes commis par l’Azerbaïdjan contre le peuple d’Artsakh. La haine contre les Arméniens cultivée dans la société azerbaïdjanaise par les autorités azerbaïdjanaises a créé une situation dans laquelle les crimes de guerre, notamment l’humiliation, la torture et le meurtre de prisonniers de guerre et de civils, sont perçus en Azerbaïdjan comme une norme et un exemple à suivre. Le refus de l’Azerbaïdjan de libérer les prisonniers de guerre et les civils, qui ont été capturés à la suite de l’agression azerbaïdjanaise et turque de l’automne 2020, est un exemple frappant d’une politique criminelle engendrée par l’impunité et la permissivité.

Nous nous inclinons devant la mémoire des victimes innocentes des crimes de masse et de la politique xénophobe de l’Azerbaïdjan et appelons la communauté internationale à prendre des mesures efficaces pour forcer les autorités azerbaïdjanaises à renoncer à leur politique criminelle et à créer les conditions préalables à l’établissement d’une paix stable et durable dans la région.