QUAND ET COMMENT PARTIR

AU HAUT-KARABAGH?

 

Comment se rendre au Haut-Karabagh?
Quand partir?
Les sites à visiter

Informations détaillées


 

Comment se rendre au Haut-Karabagh ?

Le voyage : Le Haut-Karabagh n'ayant pas d'accès direct au monde extérieur, la seule possibilité est de passer par l'Arménie. Les compagnies Armavia et Air France desservent la ligne Paris-Erevan au départ de Roissy Charles de Gaulle. Plusieurs autres compagnies, ont également des vols pour Erevan avec escales dans différentes villes européennes. Les détails de ces vols sont disponibles auprès de l'agence Sabératours, 11, rue des Pyramides, 75001 Paris, tel: 01 42 96 10 10.

Les formalités administratives (visa): Pour se rendre au Haut-Karabagh il  faut un visa d'entrée que l’on peut obtenir 3 jours avant le départ au service consulaire de la Représentation de la RHK à Erevan, au 17a rue Zaryan.

Les moyens de transport : Le minicar est le moyen  de transport le plus courant pour se rendre au Karabagh. Il y en a tous les jours au départ de Erevan, depuis la gare routière de l'avenue Isakov, à partir de 07h30. On doit  être muni préalablement d'un billet qui est vendu sur place. Il faut compter environ 5-6 heures de trajet de Erevan à Stépanakert, capitale de la République du Haut-Karabagh. On peut aussi louer une voiture avec chauffeur à Erevan même.

 

 

 

Quand partir?

La meilleure période pour aller au Karabagh est le printemps ou le début de l'été, ainsi que l'automne pour découvrir des paysages aux couleurs magnifiques, goûter aux fruits et au vins qui font depuis très longtemps le renom de cette belle région riche en produits agricoles divers.

Hébergement : Avant de se mettre en route pour le Haut-Karabagh, il faut savoir que le pays a fortement souffert de la guerre et continue aujourd'hui encore à en supporter les conséquences. Des villes et villages, prospères autrefois, aux riches étendus de vignobles, de jardins fruitiers, de champs de céréales, sont tous ravagés par les bombardements et la vie quotidienne  y est encore souvent dépourvue de confort élémentaire. Néanmoins, il n'est pas difficile de trouver un logement dans le pays, les habitants se faisant une joie d'accueillir chez eux des étrangers. Sinon, il existe, essentiellement à Stépanakert, des hôtels qui sont tout à fait adaptés à recevoir dans des conditions convenables des touristes étrangers. Notons au passage que les marchés, à la capitale comme ailleurs, sont bien approvisionnés. A Stépanakert comme à Chouchi il y a  quelques restaurants qui proposent  des plats et spécialités de la région.

 

 

Les hôtels :

Hôtel Lotos, 81, rue Vagharchian, tel: (1)286415-1250, 4 52 73. Situé dans la banlieue nord de Stépanakert cet hôtel moderne peut accueillir 25 personnes dans de belles chambres spacieuses équipées de TV, douche etc.. Il dispose d'un bar, d'un restaurant et d'une piscine. Le prix d'une chambre varie de 20 à 60$ US.

Hôtel Kars, 22, rue Nalbandian, tel: 7 15 67. C'est un petit hôtel, d'une capacité d'accueil d'une dizaine de personnes avec douche et WC dans les chambres. Il dispose d'un restaurant et d'une salle de billard. Le prix des chambres varie de 20 à 40$US.

Hôtel Lavanda, à l'est de Stépanakert, tel: 4 15 59. Datant de l'époque soviétique l'hôtel a été refait dans les années 1990 et est géré par le Gouvernement. Une demi douzaine de chambres, dotée de conforts modernes, est proposée par l'hôtel pour un prix allant de 60 à 120$US.

Hôtel Loussabats, 1, rue Votkhoz, dans la banlieue proche de Stépanakert, tel: 4 57 20. C'est un petit hôtel, reconstruit en 1996, d'une capacité d'accueil de 5 personnes seulement, disposant de sauna et de restaurant. Le prix d'une chambre est de 60$ US.

Hôtel Naïri, 14a, rue Hekimian, tel: 4 78 02, 4 38 82, 7 12 50. Près du centre ville, l'hôtel dispose de tous les conforts modernes et d'une superbe vue panoramique sur le paysage environnant. En outre, il propose à ces clients des expéditions de groupe dans la région. Il peut recevoir 25 personnes environs. Le prix d'une chambre est de 40 à 80$ US.

 

 

 

 

Les sites à visiter

Le Haut-Karabagh, un très beau pays montagneux, comme son nom l'indique, a de quoi ravir les visiteurs étrangers. Les paysages sont souvent d'une beauté à couper le souffle, très haut perchés au nord-ouest (le mont Mrav à 3 700 m d'altitude), vallonnés au sud et à l'est, mais presque toujours boisés et verdoyants ce qui justifie l'appellation du Karabagh qui signifie "jardin noir". Les quelques 145 000 habitants du Karabagh, sont à l'image de leur pays, chaleureux et rustiques. Fiers jusque dans la particularité de leur langue, un dialecte de l'arménien tout aussi inaccessible (même aux Arméniens d'Arménie) que leurs montagnes,  désarmants par leur joie de vivre, même durant les périodes les plus difficiles de guerre et de privations, par sa générosité et son hospitalité.

L'Artsakh étant est l'un des principaux foyers de la civilisation arménienne, il compte en son sein de magnifiques sites historiques et culturels dont l'architecture, tout en partageant les grands principes de l'histoire chrétienne de l'Arménie, semble toutefois particulière elle aussi.

De style dur et épuré, le monastère d'Amaras, dans la région de Martouni, première église de l'Artsakh, a été bâti au VIe siècle après J.C.par le père de l'église arménienne, Grégoire l'Illuminateur. Cette église, outre sa beauté simple et majestueuse, est célèbre également par le fait qu'elle a accueilli la première école ouverte par Mesrop Machtots lui-même, ayant enseigné l'arménien. Dans la cour du monastère sont recueillis les ossements du petit-fils de Grégoire l'Illuminateur.

La forteresse d'Askéran,(XVIIe siècle) et les puissantes murailles de la ville de Chouchi, capitale historique de l'Artsakh, sont les témoins d'un passé mouvementé de la région lorsque les Méliks, les chefs des grandes familles terriennes nobles du Karabagh, défendaient leur pays contre les assauts des Mongols, des Tatares, des Turcs ou Persans.  Située sur un plateau à la sortie du corridor de Latchine et à quelques cinquantaines de km de Stépanakert capitale actuelle de la RHK, la ville de Chouchi belle autrefois et ayant valeur de symbole pour les Arméniens comme pour les Azéris, a fortement souffert pendant les guerres qui ont ravagé la région à partir début du XXe siècle. Elle a subi une grave incendie lors des affrontements arméno-azéris dans les années 1910, et a été considérablement endommagée pendant la dernière guerre d'indépendance. En évacuant la ville, en mai 1992, lors de l'attaque victorieuse des forces armées du Haut-Karabagh, les Azéris qui s'étaient servi des églises et monuments historiques de Chouchi comme d'entrepôts d'armements explosifs et de munitions, ont pu les détruire en partie ou entièrement. L'église Saint Sauveur ou comme on l'appelle couramment au Karabagh, l'église des Kazantchétsotz, et le Kanatch Jam (Basilique verte), toutes deux construites au milieu du XIXe siècle font partie des ces monuments. Elles ont été restaurées après la guerre notamment grâce à la formidable mobilisation de la population et de la diaspora arménienne dans le monde entier.

Outre ses édifices religieux Chouchi qui a connu une période très riche sur le plan culturelle, est connue par la particularité de son style architectural, ses maisons de pierre de la fin du XIXe siècle, avec balcons en bois ouvragé typiques  des villes du sud de l'empire russe. La ville compte aussi deux mosquées de la même époque aux minarets revêtus de faïences en émail bleu azur.

Le monastère de Gandzassar qui se trouve au pied du mont Mrav, au nord-ouest du pays, est sans doute le monument le plus emblématique du Karabagh. Outre la splendeur du paysage vert et vallonné (très attrayant notamment pour ceux qui aiment les randonnées)  qui entoure l'ensemble, Gandzassar est aussi célèbre par la beauté de l'église Saint Jean Baptiste construite entre 1216 et 1238. Réouvert depuis l'accession à l'indépendance à l'office religieux, le monastère de Gandzassar est redevenu un lieu de pèlerinage pour les Arméniens d'Artsakh comme d'Arménie.

Un peu plus vers le sud se situe un autre grand monastère du Haut-Karabagh, Dadi Vank. Construit deux ans seulement plus tôt que Gandzassar, ce vaste ensemble monastique a beaucoup moins supporté les outrages du temps et malheureusement ne représente aujourd'hui qu'un champ de tristes vestiges qui témoignent pourtant d'un age d'or passé.

Un autre lieu à visiter est la grotte d'Azokh. Elle renferme en son sein des renseignements précieux sur les habitants de cette région à une époque qui remonte à deux millénaires avant J.C..