|
LES BESOINS HUMANITAIRES DE LA RÉPUBLIQUE DU HAUT-KARABAGH |
|
LE DOMAINE SOCIAL |
|
|
La République du
Haut-Karabagh (RHK) s’est formée en 1991, suite à la dissolution de l’URSS et
conformément aux normes du droit international. Depuis sa création la RHK a
effectué un parcours difficile. Des institutions démocratiques ont été créées et
plusieurs élections présidentielles, législatives et municipales ont été
organisées.
La guerre de 1991-1994 déclenchée par l’Azerbaïdjan a entièrement détruit
l’économie du Haut-Karabagh en provoquant une catastrophe humanitaire dans le
pays. Le blocus qui continue à être imposé à la RHK constitue un obstacle
sérieux pour la réhabilitation des destructions et le gommage des conséquences
néfaste de la guerre.
L’absence du règlement du conflit interdit toute subvention au pays de la part
des organismes internationaux de financement ou encore toute aide de
développement et rend encore plus difficile la solution des problèmes
humanitaires.
C’est en 1998 seulement que le Congrès américain a accordé une contribution
directe au Haut-Karabagh. Grâce à cette contribution l’Agence internationale de
développement des États-Unis (USAID) a pu réaliser plusieurs projets
humanitaires dans le pays par l’intermédiaire des différentes organisations
internationales présentes au Karabagh. Parmi les projets réalisés il faudrait
noter le projet de la construction de maisons dans plus de 50 villages, celui de
la complète rénovation de la maternité de Stépanakert et son équipement moderne,
ou encore le projet de réhabilitation des services post natals des maternités
des centres régionaux. Cette contribution a également permis le montage des
réseaux de conduites dans plus de 20 villages et la rénovation de 7 écoles dans
différentes régions.
Les autorités et le peuple de la République du Haut-Karabagh ont exprimé à
maintes reprises leur reconnaissance et leurs remerciements pour cette
contribution humanitaire.
Grâce aux contributions accordées, plusieurs problèmes sociaux ont été résolus
partout dans le pays, qui ont certainement favorisé amélioré les conditions
élémentaires de vie des habitants de la RHK.
Cependant, des problèmes urgents sont aujourd’hui en attente d’une solution.
Les experts du Gouvernement du Haut-Karabagh et des organisations
internationales ont évalué les besoins humanitaires les plus urgents du pays et,
par la suite, ont élaboré les projets à réaliser. Ces projets incluent notamment
les problèmes sociaux et de santé de la population et prévoient le développement
des domaines de l’agriculture, des communications et des PME (des petites et des
moyennes entreprises). Le déminage du territoire du pays demeure un problème
majeur. Certes, depuis huit ans le cessez-le feu persiste, mais aujourd’hui
encore des militaires et des civils meurent ou sont mutilés par suite des
explosions de mines. Des milliers d'hectares de terre restent en friche.
Les autorités du Haut-Karabagh ont également élaboré des projets de
développement. C’est grâce à ces projets seulement qu’il sera possible de
stabiliser l'économie et la prospérité de la population du pays.
LE DOMAINE SOCIAL
Durant la guerre environ 150
villages du Haut-Karabagh ont été endommagés. Plus de 11 000 maisons et 200
immeubles ont été totalement ou partiellement détruits. Cela signifie que 60% de
l'immobilier du Haut-Karabagh a subi des dégâts.
17 hôpitaux, plus de 70 dispensaires, environ 200 institutions éducatives, 121
foyers culturels (théâtres, musées, Maisons de la culture), ainsi que 500
établissements commerciaux et industriels ont également été détruits.
Depuis l'instauration de la paix les établissements détruits ont été réhabilités
ou de nouveaux bâtiments ont été construits à leur place. Une partie de cette
réhabilitation a été effectuée grâce aux contributions humanitaires.
Environ 6 300 familles déplacées et 3 000 familles réfugiées d'Azerbaïdjan sont
actuellement privées d’appartements et vivent dans des conditions précaires.
Actuellement 6 347 maisons, 68 immeubles, 117 écoles et 100 foyers culturels ont
besoin d'être rénovés ou reconstruits.
La question de l'eau potable constitue un des problèmes primordiaux de la
population. Les réseaux d'eau de 95 villages ont été entièrement détruits lors
de la guerre. Actuellement la capitale Stépanakert et les centres régionaux du
pays sont approvisionnés en eau seulement 1,5-2 heures par jour. Il y a même des
localités qui sont approvisionnées tous les deux jours seulement.
80 localités ont actuellement besoin d'être approvisionnées en eau, y compris la
capitale Stépanakert et les centres administratifs régionaux.
Dans les localités urbaines, le chauffage des appartements pendant les mois
d'hiver constitue également un problème.
Coût des projets :
Construction de maisons -
49 Mln USD
Construction d’établissements éducatifs -
6,2 Mln USD
Construction d’établissements culturels -
6,5 Mln USD
Montage des réseaux d'eau potable -
8 Mln USD