APERÇU ÉCONOMIQUE

 

 

La politique économique du Gouvernement
La structure économique
L'industrie
L'agriculture
Le commerce extérieur
La production énergétique
Le secteur bancaire et financier
Les réformes économiques
La privatisation
La politique fiscale et les investissements

 


 LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE DU GOUVERNEMENT


 

Pour les cinq années à venir, la politique économique du Haut-Karabagh a pour principaux objectifs de:

           1) promouvoir une croissance économique fondée à la fois sur le marché intérieur et sur les marchés étrangers ;
2) réaliser l’équilibre macroéconomique et l’équilibre du budget de l’État en stimulant la production réelle et en continuant à améliorer la politique fiscale ;
3)
 poursuivre le processus de privatisation et attirer les investisseurs étrangers ;
4)
 étendre l’intégration économique avec la République d’Arménie et le reste du monde.

 

 

 

 LA STRUCTURE ÉCONOMIQUE


Le développement économique de la République du Haut-Karabagh se caractérise essentiellement par l’augmentation des volumes de production et l’amélioration des services dans les cinq principaux secteurs d’activité : l’industrie, l’agriculture, la construction, les transports et le commerce.
L’accroissement annuel du PIB est de 10 %, et le PIB par habitant est estimé à 580 dollars américains.

 

 


 L’INDUSTRIE


Avant la guerre de 1991-1994, l’industrie textile du Karabagh était très développée. Plusieurs entreprises de ce secteur, telles que la Soierie du Karabagh (qui employait 2 500 personnes avant 1990), l’usine de chaussures de Stépanakert, les fabriques de tapis de Stépanakert et Chouchi ainsi que d’autres entreprises d’habillement plus petites étaient réputées hors du Haut-Karabagh. À présent, la majorité de ces anciennes entreprises d’État a été privatisée.
Grâce à la politique d’encouragement des investissements étrangers l’industrie du textile est en cours de réhabilitation. La production locale de matières premières textiles permet déjà de réduire l’utilisation de produits bruts importés tels la soie, le cuir, la fourrure, etc.
L’industrie alimentaire
est un autre des secteurs importants de l’industrie en RHK. Il existe dans tout le pays de nombreuses petites ou grandes entreprises productrices de vin, vodka, eau de vie, farine, pain, pâtisseries, tabac, spiritueux, jus de fruits, conserves de viande, etc.
Parmi les autres secteurs industriels en développement, il faut noter la transformation du bois, les industries électronique et radio électronique, la joaillerie et la taille des pierres précieuses.

 

 


 L’AGRICULTURE


Un climat et des paysages naturels uniques créent les conditions idéales pour le développement agricole de la RHK. Aujourd’hui, l’agriculture se concentre sur la production de blé dur, de raisin, de fruits et de légumes. Afin de rétablir le niveau de production dans ces domaines (particulièrement dans celui du raisin et des fruits), le Gouvernement a proposé ces dernières années des programmes de crédits avec bonification d’intérêt.
Avant la guerre 1991-1994, la production moyenne de viande par habitant de la RHK dépassait celle des républiques du Caucase du Sud. Pendant la guerre, la production globale d’animaux d’élevage et de fourrage a fortement décliné, ce qui a eu pour effet une baisse de production dans l’agroalimentaire.
Le développement intensif de l’élevage et de la production de fourrage va permettre le rétablissement de l’industrie bouchère. La création de petites fermes et l’investissement dans les entreprises d’élevage de bétail et de fermes avicoles, dont la plupart ont aujourd’hui disparu, devrait accélérer ce processus.

 

 


 LE COMMERCE EXTÉRIEUR


Pour la première fois depuis plus de trente ans, le Haut-Karabagh a la possibilité d’importer et d’exporter de façon indépendante. Bien que le volume des exportations et des importations soit minimal, l’expérience de la coopération menée au cours des quatre années écoulées avec les pays de la CEI, ceux d’Europe occidentale et orientale, les États-Unis et le Canada s’est révélée bénéfique et a été couronnée de succès. Le Gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir pour stimuler les exportations : il s’attache notamment à en simplifier le processus et à éliminer les quotas.

 

 


 LA PRODUCTION ÉNERGÉTIQUE


Le site de production d’énergie hydraulique de Sarsang est la plus grande source d’énergie de la RHK. Il a une capacité de 50 MW et produit 90 à 100 millions de kW/h d’énergie par an. Les ressources en eau locales permettent la construction de petites centrales électriques dans pratiquement toutes les régions du Haut-Karabagh. Dans une perspective à long terme, le programme de développement énergétique qui a été élaboré prévoit la construction de 18 petites centrales d’une capacité totale d’environ 140 MW. S’il est mené à bien, il permettrait de porter la production annuelle d’énergie à 460 millions de kW/h et de renforcer le réseau interne et externe de distribution d’énergie. L’accroissement de la capacité des centrales électriques et la garantie d’une consommation d’énergie efficace permettront à l’avenir d’exporter de l’énergie à l’étranger.

 

 


 LE SECTEUR FINANCIER ET BANCAIRE


La devise de la République du Haut-Karabagh est le dram arménien. En RHK le cours du dram est fixé en fonction du dollar. Le système bancaire de la RHK est constitué de différentes banques et institutions bancaires. La société par actions fermée Artsakhbank a des agences dans toute la RHK. En Arménie et à Stépanakert on trouve également l’Armagrobank, l’Armimpexbank, l’Armekonombank et l’Armekonominvestbank. Tous ces établissements agissent selon des accords passés avec leur siège et offrent les services bancaires habituels (gestion de comptes, transferts de fonds), à l’exception de l’émission de crédits

 

 


 LES RÉFORMES ÉCONOMIQUES


L’objectif des réformes était de permettre une transition souple, d’une économie étatique planifiée vers une économie de marché à orientation sociale, avec une intervention limitée du Gouvernement. Les prix ont été libéralisés, ce qui a eu pour conséquence d’enrichir le marché des produits. En dépit de la dépréciation de la monnaie, la population a été encouragée à se lancer dans la création d’entreprises. Au cours de la période de transition vers une économie de marché il a fallu s’attaquer à de nombreux problèmes, à savoir la réalisation de la stabilité macroéconomique, la modification de la structure de l’économie, la privatisation et la création d’une infrastructure de marché.

 

 


 LA PRIVATISATION


Le processus de privatisation a commencé en 1995. La privatisation des petites et moyennes entreprises est maintenant terminée, tandis que la privatisation des entreprises plus importantes se poursuit. Le Gouvernement encourage fortement les participations étrangères massives à ces privatisations de plus grande envergure.
Au cours du processus de privatisation, le Gouvernement a mené une politique conséquente de désengagement de l’État dans l’économie, ce qui a eu pour effet un accroissement sensible de l’activité des petites et moyennes entreprises, des banques et autres entreprises commerciales.

 

 


 LA POLITIQUE FISCALE ET LES INVESTISSEMENTS


Les changements radicaux opérés dans la politique fiscale l’ont rendue plus flexible et créé des conditions plus favorables pour les investisseurs locaux et étrangers. Les entreprises déjà privatisées par des investisseurs étrangers, telles que l’Usine laitière de Stépanakert, la Fabrique de tapis de Stépanakert, l’Usine de transformation du bois de Vank et Karabagh Télécom sont en pleine activité. Grâce à leurs apports technologiques et à leur expérience, elles contribuent à faire progresser la République du Haut-Karabagh.
L’adoption de lois telles que celles relatives aux investissements étrangers ou aux entreprises et à l’activité d’entrepreneur a contribué à la création de plusieurs nouvelles coentreprises. Des dizaines de sociétés américaines, canadiennes, françaises, italiennes et russes de renom sont aujourd’hui présentes en RHK. Elles investissent dans la production viticole, la transformation des plantes médicinales, la viande, le lait, divers produits agricoles, l’extraction minière, l’orfèvrerie et la taille de diamants.