Conséquences du conflit
Le conflit armé du Karabagh a éclaté en 1991 et duré jusqu'en 1994. Il a provoqué la mort de 30 000 militaires et civils arméniens et azéris et l'exode de centaines de milliers de réfugiés.
Quelque 61 000 d'Arméniens du Karabagh, 350 000 Arméniens d'Azerbaïdjan et 630 000 Azéris ont fui la guerre et ses conséquences désastreuses ou ont été déplacés de force lors de ce conflit.
La question du retour des réfugiés dans leurs villes et villages d'origine constitue l'un des points les plus importants des négociations de paix entre les parties en conflit.
S'étant déroulé sur le territoire du Haut-Karabagh, ce conflit en a entièrement ruiné l'économie et provoqué une véritable catastrophe humanitaire dans le pays. Des habitations, des hôpitaux et établissements scolaires, des infrastructures industrielles et institutions culturelles ont été détruits ou gravement endommagés.
L'activité économique majeure du Haut-Karabagh, l'agriculture a elle aussi été sinistrée.
Le blocus qui continue à être imposé à la RHK par l'Azerbaïdjan constitue un sérieux obstacle à la réhabilitation de la région et la suppression des séquelles de la guerre.
L'absence de règlement du conflit interdit toute subvention au pays de la part des organismes internationaux de financement ou encore toute aide au développement, rendant plus difficile encore la résolution des problèmes humanitaires.
D'autre part, à l'issue du conflit, sept régions azerbaïdjanaises limitrophes de la République du Haut-Karabagh, soit 8,15% du territoire de l'Azerbaïdjan, se sont trouvées sous le contrôle militaire des forces armées de l'Artsakh. Ces régions constituent pour le Haut-Karabagh une zone tampon garantissant la sécurité de sa population (cf carte).
Elles sont actuellement l'un des sujets de négociations entre les parties arménienne et azerbaïdjanaise.
Il s'agit des régions de :
- Aghdam (1 094 km2) seulement 35 % du territoire de la région est sous le contrôle arménien soit 383 km2;
- Djebraīl (1 050 km2) ;
- Fizouli (1 386 km2) seulement 25 % du territoire de la région est sous le contrôle arménien soit 347 km2 ;
- Kelbadjar (1 936 km2) ;
- Koubatly (802 km2) ;
- Latchine (1 835 km2) ;
- Zanguelan (707 km2).
En 1992, les troupes azerbaïdjanaises ont occupé et détiennent toujours sous leur contrôle environ 750 km² du territoire de la RHK. Ainsi, la région de Chahoumian (600 km²) et une partie des régions de Martakert et de Martouni (150 km²) sont toujours occupées par l'armée azerbaïdjanaise. Ceci constitue environ 17% du territoire du Haut-Karabagh.





