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Mercredi, 08 Septembre 2010
Représentation du Haut-Karabagh en France
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Littérature

La littérature en Artsakh a suivi, depuis la création de l'alphabet arménien et des premières œuvres rédigées en langue arménienne dès le Ve siècle, l'évolution de la littérature arménienne dans son ensemble.

Essentiellement historiographique et pédagogique à ses débuts, elle s'est remarquablement épanouie à partir du Xe siècle, avec la découverte, souvent au sein des confréries chrétiennes, du langage pittoresque et fleuri de la poésie.

Malheureusement, très peu de livres nous sont parvenus de cet âge d'or de la poésie arménienne, à la fois profondément chrétienne et humaniste dans ses racines et exaltée par la beauté de la nature, de l'homme et la noblesse de ses sentiments.

C'est au XIXe siècle que la littérature arménienne, comme l'ensemble des arts, vit une profonde révolution, notamment en Artsakh, avec l'émergence de Chouchi en tant que centre culturel et intellectuel important du sud-est du Caucase.

En bouleversant les règles littéraires admises jusqu'alors, les jeunes écrivains arméniens du XIXe ont rompu avec l'esthétique apprêtée des apologétiques et des panégyriques écrits en ancien arménien, souvent incompris en dehors des cercles religieux et intellectuels.

Ils ont redécouvert toute la richesse et la splendeur de la langue arménienne courante, en écrivant désormais dans un style « libre » et spontané.

En Artsakh, ce courant est représenté d'abord par Mouratsan (Grigor Ter-Hovanessian, 1851-1908), né et ayant vécu à Chouchi, qui a réhabilité le roman arménien en renouant avec l'Histoire et mettant en scène le combat héroïque d'un prince d'Artsakh contre les envahisseurs arabes au IXe siècle.

Dans un registre plus proche de l'historiographie et de la critique d'art que du roman proprement dit, on peut citer l'écrivain et essayiste Léo (1860-1932), né à Chouchi lui aussi, qui a accompli un travail académique considérable sur l'histoire et la littérature arméniennes.

Très structurée durant la période soviétique, bien qu'encadrée par une idéologie restrictive et tendancieuse au plan artistique, la vie littéraire en Artsakh a été très prolifique.

L'Union des écrivains, passage obligé pour tout écrivain souhaitant être publié, a promu des talents littéraires comme Hakob Atalian, Grogor Hovanessian, Israel Petrossian, Armo Khatchoumian.

L'indépendance et la liberté de création propre qu'elle a inévitablement entraînée, ont marqué un nouveau tournant dans la littérature du Haut-Karabakh.

Dans la jeune génération d'écrivains et poètes on peut citer Socrate Khanian, Vardan Hakobian, Gourguen Gabrielian, Armen Hovanessian, etc.