E-mail Plan du site
Mercredi, 08 Septembre 2010
Représentation du Haut-Karabagh en France
Imprimer
Partager

Miniature

Le véritable développement de l'art de la miniature n'intervient en Artsakh qu'à la fin du XIIIe début du XIVe siècle, avec le développement des scriptoria et des écoles des monastères de Gtchavank, de Khoranachat, de Dadivank, de Nor Guetik ou de Gochavank, de Gandzassar, d'Erits Vank et autres.

Les miniatures provenant de ces scriptoria sont très souvent regroupées au début de l'ouvrage illustré et exécutées sur un fond neutre de papier ou de parchemin. Le graphisme des miniatures de l'école d'Artsakh est d'une façon générale simple et linéaire, avec emploi de plages de couleurs sans dégradé. Contrairement à d'autres écoles de miniatures arméniennes, celles d'Artsakh ont développé un style très particulier. Elles sont vives et narratives, particulièrement décoratives et originales.

La différence réside notamment dans la répartition et la disposition des différents éléments iconographiques dans les compositions des images qui est tout à fait surprenante et originale.

Les images sont encadrées par une bande ornementale qui délimite l'espace dédié à la miniature.

Á l'intérieur de l'image, les éléments architecturaux, les paysages et les objets sont également reproduits par les divers motifs ornementaux. Ceci leur donne un aspect très orné et transforme toute la composition en un motif décoratif.

Il est à noter que ces « constructions » d'extrême spontanéité, exécutées sur fond neutre, ajoutent à la miniature la légèreté et la transparence des dentelles ou la douceur des tapis.

Transposant l'héritage et les traditions d'écoles arméniennes de miniatures plus anciennes, notamment celle de Sunik, à une nouvelle recherche esthétique, les artistes d'Artsakh ont créé un cycle entier d'images nouvelles. La diversité iconographique ainsi que les reflets des traditions populaire et folklorique contribuent également à la richesse et à l'originalité de cette école.

L'harmonie des miniatures d'Artsakh réside également dans la lumière et dans la beauté spirituelle de ses images. Les miniatures ne se limitent pas à une simple narration du cycle évangélique, mais traduisent une interprétation globale des textes du Nouveau Testament.

Certaines images trouvent même leurs origines dans les textes apocryphes, comme l'Annonciation aux puits. Elles sont fréquentes dans les miniatures d'Artsakh.