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NOVEMBRE 2004 |
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ARTICLES
Chères Lectrices, Chers Lecteurs,
La Représentation du
Haut-Karabagh est au regret de vous annoncer l'arrêt de la publication de la
Tribune à compter du mois de janvier 2005.
A cette occasion, elle tient tout d'abord à remercier très chaleureusement tous
ceux qui ont participé à sa création en 1998 et poursuivi activement leur
travail jusqu'à ce jour. Elle rend hommage et remercie tout particulièrement son
fondateur Monsieur Serge Armaganian, tous les membres de l'Association de
Soutien qui grâce à leurs dons réguliers ont pérennisé la parution du journal,
l'Armenian International Airways et bien évidemment Messieurs Robert et Melik
Hovhannissian qui ont gracieusement imprimé la Tribune.
Durant ses six années d'existence, la Tribune a voulu vous informer sur ce pays
encore trop méconnu qu'est le Haut-Karabagh, aussi bien sur les plans
politico-économiques que sur les plans socioculturels.
Mais comme vous le savez, nous sommes à l'ère de l'Internet
et la Tribune paraissant tous les deux mois, ne peut plus suivre l'information
si rapide et abondante. Il ne faut également pas oublier les radios et les
quotidiens arméniens qui donnent une large place au Haut-Karabagh.
L'arrêt de la Tribune ne signifie pas que
la représentation de la RKH en France abandonne son
devoir d'information. Au contraire, grâce à son site internet
(www.haut-karabagh.com) et le simple envoie de votre adresse Emails, vous
pourrez bénéficier de toutes les informations au quotidien dont vous aurez
besoin concernant l'Artsakh.
Merci à tous ceux qui ont lu et soutenu notre si chère Tribune !
Phonéthon Européen 2004 : 800 000 euros recueillis en promesse de dons
Le Fonds Arménien de France est heureux d’annoncer que le Phonéthon Européen 2004 qui s’est déroulé du 18 au 21 novembre 2004 a recueilli 800 000 euros en promesses de dons, soit une progression de 63 000 euros par rapport à 2003. Cette somme sera consacrée à la construction de la Route Dorsale du Karabagh.
Le Phonéthon 2004 a mobilisé plus de 650 bénévoles qui ont opéré à partir de 147 postes téléphoniques situés à Lyon, Marseille, Nice, Toulouse et Paris. Près de 10 600 familles, entreprises et associations ont fait des promesses de dons. Comme en 2003, des bénévoles des Fonds Arméniens d’Allemagne et de Suisse sont venus à Paris pour participer au Phonéthon Européen, qui a permis de recueillir également les premiers dons des communautés arméniennes d’Espagne et du Portugal.
Au total 800 familles et entreprises supplémentaires ont fait confiance cette année au Fonds Arménien lors de ce Phonéthon.
Les résultats ont été les
suivants : France 755 000 euros ( 10 000 promesse), Allemagne 30 000 euros ( 455
promesse), Suisse 17 000 euros ( 160 promesse), Espagne 1400 euros et Portugal
1000 euros. Des Phonéthons vont se dérouler également en Australie et en
Argentine, puis un Téléthon aura lieu aux USA le 25 novembre pour le financement
de cette route d’une importance vitale pour le développement du Karabagh et le
bien-être de sa population.
Le Fonds Arménien de France remercie chaleureusement tous les donateurs de la
confiance qu’ils lui témoignent. Le Fonds remercie aussi tous les bénévoles et
les associations qui ont participé à la réussite de ce Phonéthon, ainsi que
France Télécom, partenaire officiel du Phonéthon 2004.
Les donateurs qui n’ont pu être joints par nos bénévoles peuvent encore apporter
leur contribution soit en appelant le
N° Azur 0810 854 854
aux heures de bureau
jusqu’au 31 décembre 2004, soit en envoyant directement leurs chèques au
Fonds
Arménien de France, BP 12, 75660, Paris cedex 14.
Un reçu cerfa leur permettra de bénéficier
d’une réduction d’impôt de 60%.
Le Karabagh connaît un renouveau extraordinaire. Des dizaines de villages
détruits pendant la guerre se reconstruisent et se repeuplent. La Route Dorsale
contribue puissamment au décollage économique de cette terre arménienne qui a
été maintenue, pendant sept décennies, dans un état de sous-développement
inacceptable. Tous ceux qui contribuent à la réalisation de cette route peuvent
être fiers des résultats de leurs efforts louables.
Le Karabagh n’est pas un objet de marchandage
La troisième rencontre du président arménien Robert Kotcharian avec son homologue azerbaidjanais Ilham Aliev, s’est tenue le 15 septembre dernier dans la capitale kazakh Astana. D’après les dires du coprésident russe du Groupe de Minsk de l’OSCE, la rencontre avait pour but de reprendre les négociations en vue du règlement du conflit du Karabagh.
Le jour même, le coprésident américain du Groupe a accordé une interview à l’agence de presse Médiamax durant laquelle le diplomate a longuement évoqué le facteur du temps dans le différend arméno-azerbaidjanais qui joue, d’après lui, en la défaveur de toutes les parties en conflit. «Nous disons aux autorités arméniennes et azerbaïdjanaises que le temps joue contre chacune des parties : l’Arménie reste en dehors du développement économique régional. Le pays n'en fait pas partie et donc ne profite pas des projets de constructions d'oléoducs, de routes et de chemins de fer. L'économie arménienne est fragile et souffre énormément du coût de l'armée qu'elle se trouve obligée d'entretenir en permanence sous menace d'une reprise de la guerre. Quant à l'Azerbaïdjan, une grande partie de son territoire se trouve sous occupation. Le problème des réfugiés et des personnes déplacées reste non résolu» a souligné le représentant américain.
L’initiateur de la rencontre des chefs d’État arménien et azerbaidjanais fut le président russe V. Poutine. Certes, le déroulement et les résultats de cette entrevue sont restés secrets, mais les médias russes et azerbaidjanais ont parlé d’une «formule magique» proposée par Moscou qui consisterait à retirer les forces armées arméniennes des régions azerbaidjanaises avoisinantes du Haut-Karabagh en échange d’un référendum sur le statut du Karabagh organisé en Artsakh.
Les déclarations de part et d’autre qui ont suivit la rencontre d’Astana laissent supposer que les positions des protagonistes restent inchangées. Ainsi, le 21 septembre dernier lors de sa rencontre avec l’émissaire spécial du président en exercice de l’OSCE, le président Ilham Aliev a annoncé que le règlement du conflit du Karabagh devait avoir comme fondement l’inviolabilité des frontières et l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan.
De son coté, le ministre arménien des Affaires étrangères a déclaré en septembre dernier que « l’Arménie acceptera la solution qui en premier lieu règle la question du statut du Haut-Karabagh ». Par ailleurs, le 12 octobre dernier le chef de la diplomatie arménienne, en faisant allusion aux déclarations du coprésident américain du 15 septembre, a déclaré que « le Haut-Karabagh n’était pas un objet de marchandage. « Aujourd’hui le Haut-Karabagh c’est l’Arménie et l’Artsakh n’a pas de prix comme c'est le cas pour le lac Sévan, pour Tavouche, pour Meghri ou pour chaque mètre de la terre arménienne » a dit le ministre.
Aujourd’hui l’Azerbaïdjan et l’Arménie confirment que les « négociations » sont suspendues...
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Une délégation dirigée par le président du «Projet sur les Démocraties de transition» (PTD) Bruce Jackson s’est rendue au Haut-Karabagh du 25 au 27 octobre derniers. Des personnalités, comme par exemple le président de la mission du Fonds allemand de Marshall des États-Unis Craig Kennedy, le parlementaire français Pierre Lellouche, l’ex -ministre espagnol Ana Palacio, l’Ambassadeur grec pour les missions spéciales Alex Rondos faisaient partie de la délégation.
Évoquant le but de la visite, le président de la délégation a expliqué que l’objectif de la mission était d’informer les gouvernements occidentaux de l’actualité du conflit du Karabagh. S’agissant des résultats de la visite, Bruce Jackson a souligné « que pour lui, la non participation du Haut-Karabagh aux pourparlers dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE était incompréhensible». « N’importe quelle solution du conflit du Karabagh ne peut s’avérer efficace que si la position du peuple du Haut-Karabagh est prise en compte » a remarqué le Président du PTD.
Repeuplement:
Depuis 1994 plus de 23 000
immigrants sont venus s’installer au Haut-Karabagh. Grâce
à cela plus de 150 villages ont été reconstruits. D’après S. Amirkhanian, chef
du service de migration et du repeuplement, 623 personnes (120 familles) se sont
installées au Karabagh entre janvier et août 2004.
Outre des subventions gouvernementales, les immigrants reçoivent de l’aide de la
part des organisations et des bienfaiteurs de la Diaspora arménienne qui
construisent des écoles, des dispensaires et des conduites d’eau dans les
régions repeuplées.
Démographie : 572 mariages ont été enregistrés au Haut-Karabagh entre janvier et septembre 2004. Le nombre de naissances pour la même période s’élève à 1619, dépassant ainsi de 14 points les statistiques de l’année 2003. D’après le département des Statistiques du Haut-Karabagh, la croissance démographique naturelle du pays a été de 617 personnes entre janvier et septembre 2004.
Amnistie : Le 17 septembre dernier, le président du Haut-Karabagh a émis un décret d’amnistie concernant 13 prisonniers. L’ex- ministre de la Défense monsieur Samuel Babayan et son beau-frère Monsieur Erik Paramazian ont bénéficié de la grâce présidentielle. Ces deux derniers étaient condamnés pour tentative d’assassinat, perpétrée contre le président du Karabagh, Monsieur Arkady Ghoukassian, le 22 mars 2000.
Humanitaire-culture : L’Union générale arménienne de bienfaisance a initié un projet qui a pour but de contribuer à la création d’un orchestre symphonique au Haut-Karabagh. Grâce au soutien financier de l’Union, un groupe de musiciens venu de Erévan va former ses homologues du Haut-Karabagh pendant deux ans.
Économie–sanctions :
D’après les dires de l’attaché de presse du
ministère des Affaires étrangères azerbaidjanais, Bakou a l’intention de prendre
des sanctions contre les entreprises étrangères installées en Azerbaïdjan qui
mènent également des activités au Haut-Karabagh. A cette occasion le chef de la
diplomatie azerbaidjanaise a chargé ses représentants à l'étranger de se
renseigner sur les dites entreprises.