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ARTICLES
L’année en cours est une année festive au Karabagh. On y célèbre en effet le 15ème anniversaire du mouvement du Karabagh, les 11 ans de la libération de Chouchi et le 9ème anniversaire de la signature du cessez-le-feu.
Le 9 mai dernier, pendant que les dirigeants des autres pays déposaient des gerbes sur la tombe du soldat inconnu, les dirigeants du Karabagh commémoraient aussi, outre la mémoire de leurs pères et grands-pères, héros de la Grande guerre, le souvenir des jeunes tombés pour avoir défendu leur dignité et leur droit de vivre librement.
Le 13 février 1988 fut une date historique pour le peuple du Karabagh. Ce jour là une nouvelle page s'est ouverte dans l’histoire de la lutte de l'Artsakh pour son droit à l'autodétermination. Les réformes gorbatchéviennes entreprises en URSS à la fin des années 80 ont permis à la population du Haut-Karabagh de donner un nouvel élan à sa lutte contre la politique azérie de persécution des Arméniens. La vague des manifestations s'est généralisée à tout le pays. Sur la place centrale de Stépanakert, on rencontrait des étudiants, des ouvriers, des intellectuels, hommes et femmes avec des drapeaux et des pancartes. Ils revendiquaient leur rattachement à la mère patrie. C'était quelque chose d'inouï et sans précédent au pays des Soviets.
Ainsi a débuté le mouvement du Karabagh. Certes, il a débouché sur l’instauration d’une république au Karabagh, mais il nous a également conduit à une difficile épreuve, à une guerre et à ses terribles conséquences...
Située à 1500 m d'altitude et à 10 km seulement de Stépanakert, la ville de Chouchi servait aux Azéris de bastion d'où, durant toute la période de novembre 1991 à mai 1992, ils déversèrent sans interruption sur la capitale un déluge meurtrier de bombes. 15 000 bombes furent envoyées sur la seule ville de Stépanakert. Des centaines de Stépanakertsis furent blessés, les entreprises industrielles et les bâtiments administratifs détruits; 19 000 habitants, soit plus de 27 % de la population de Stépanakert se retrouva sans foyer. Situation intenable que le président du Groupe de Minsk de l’OSCE de l'époque, l'Italien Mario Rafaelli, a bien su résumer dans son message adressé à l'ONU: "Pendant que nous négocions ici le statut du Karabagh, il est en train de disparaître de la carte sous les bombes azéries".
Chouchi est en effet un point stratégique qui, occupé par les Azéris, leur permettait de contrôler les voies d'accès à Stépanakert et à la région d'Askéran. Reprendre Chouchi devenait non seulement urgent mais vital. Et le 9 mai 1992, grâce à l’héroïsme des forces d’autodéfense du Karabagh, la ville de Chouchi fut libérée. Cette date marquera le début de la fin de la guerre.
En 1994 nous avons obligé l'ennemi à conclure une trêve et à s'asseoir à la table des négociations. 15 ans se sont écoulés depuis février 1988. Regardons en arrière: il faut reconnaître que beaucoup a été fait, que souvent nous avons obtenu l'impossible, que nous avons vaincu l'invincible. Jeunes et vieux, hommes et femmes, partageant le pain, vivant dans des conditions intenables. Maintenant le moment de la fête est venu. Une fête qui nous appartient à tous à égalité. C’est ensemble que nous avons travaillé et nous avons obtenu le droit de nous réjouir ensemble. Alors inutile de calculer la part qui revient à chacun. Chacun a vécu à sa manière, selon ses possibilités. C'est notre fête à tous. Nous fêtons la paix.
Terry Davis, le rapporteur de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur le conflit du Haut-Karabagh, a effectué une visite en Arménie et en Azerbaïdjan du 13 au 19 avril 2003.
M. Davis a une fois de plus évité de se rendre à Stépanakert, ce qui pourrait à son avis être interprété comme une reconnaissance implicite de la République du Haut-Karabagh par le Conseil de l'Europe.
Dans les interviews accordées à l'issue de ses entretiens avec les présidents de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie, ainsi qu’avec les chefs des missions diplomatiques et les Parlements des deux pays, M. Davis a exprimé sa satisfaction concernant la bonne foi avec laquelle les représentants des deux pays ont évoqué le problème. Il a souligné la nécessité de parvenir à un règlement du conflit par des moyens pacifiques, conformément aux normes fixées par le Conseil de l'Europe et partagées par l'OSCE. "Lorsqu’ils ont adhéré au Conseil de l'Europe le 25 janvier 2001, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont pris le même engagement de recourir à des moyens pacifiques pour régler le conflit", a-t-il dit. M. Davis n'a jamais mentionné le Haut-Karabagh dans ces interviews, laissant ainsi transparaître l'attitude actuelle du CE, qui consiste à ne pas considérer le Haut-Karabagh comme partie au conflit. En parlant du rôle assigné au Groupe de Minsk de l'OSCE il a souligné que ce dernier devait aider "...l'Arménie et l'Azerbaïdjan en proposant un règlement éventuel au conflit". "Il n'est pas dans mon intention de le remplacer, mais je rendrai compte de ses efforts" a-t-il ajouté.
Le président de l'Assemblée nationale de la RHK, M. Oleg Essayan, a déclaré à ce sujet que les autorités de la RHK saluaient la volonté de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe de s'impliquer dans la résolution du conflit du Haut-Karabagh et estimaient que la visite de son rapporteur spécial était indispensable à l'établissement d'un rapport objectif et impartial sur le problème. M. Essayan a regretté que M. Davis ne puisse pas inclure Stépanakert dans son programme de tournée régionale. "Le Haut-Karabagh n'est pas uniquement un territoire ou un morceau de terre disputé, c'est un pays qui depuis bientôt 12 ans fonctionne comme un Etat indépendant. Il a rappelé à ce propos que depuis 1991 nombre de personnalités telles que les présidents russe et kazakh, l'adjoint au Secrétaire d'Etat américain à la politique étrangère, le président en exercice de l'OSCE, les rapporteurs spéciaux de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, des dizaines de parlementaires et de diplomates allemands, américains, britanniques, français, iraniens et russes se sont déjà rendus au Haut-Karabagh, et que ni ces personnalités, ni leurs hôtes n'avaient jamais essayé de qualifier ces visites d'élément de reconnaissance de l'indépendance de la RHK.
"En visitant la République du Haut-Karabagh, en se mettant au fait des positions des autorités légitimes de la RHK sur le conflit, M. Davis aurait fait preuve de respect à l'égard du peuple du Haut-Karabagh et la crédibilité de son futur rapport ne ferait aucun doute" a souligné M. Essayan.
D'après la déclaration faite le 17 avril dernier par M. Hovhannès Hovhannessian, président de la délégation arménienne à l'Assemblée parlementaire du CE et président de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale de la République d'Arménie, faite le 17 avril dernier, M. Davis se rendra dans la capitale de la RHK lors de sa prochaine tournée dans la région, en juin 2003.
Les ONG du Caucase réunies à Stépanakert
Le 17 avril dernier, le ministre des Affaires étrangères de la RHK, M. Ashot Ghoulian a reçu les participants de la 2ème étape du séminaire des organisations non gouvernementales du Caucase, réunies à Stépanakert sous l'égide du Forum Caucasien.
Après avoir salué ses hôtes, le ministre a souligné, dans son discours d'ouverture des travaux du séminaire, l'importance de cette entreprise pour le processus de formation de sociétés civiles et d'Etats de droit dans la région.
M. Ghoulian a brièvement présenté le processus d'affirmation de l'Etat en Artsakh, ainsi que les démarches entreprises par les autorités de la République en vue de la démocratisation de la société.
Le représentant de l'Azerbaïdjan, dont ce n'était pas la première visite au Karabagh, a remarqué à cette occasion qu'un véritable progrès était perceptible dans le processus de démocratisation et de construction de l'Etat de droit au Karabagh.
Le chef de la diplomatie de la RHK a attiré l'attention des invités sur le fait que la légitimité de l'Etat du Haut-Karabagh s'asseoit sur tous les attributs de l'Etat moderne: présence séculaire et ininterrompue des Arméniens sur le territoire de l'Artsakh, institutions légales et autorités élues, politique étrangère indépendante et structures de défense.
Lors de cette rencontre, nombre de questions relatives, notamment à l'avenir de la coopération des organisations non gouvernementales régionales pouvant contribuer à l'instauration d'un climat de confiance entre les peuples en conflits, ont été discutées.
Dans le cadre de ce séminaire des réunions informelles ont eu lieu, durant lesquelles des projets de programmes de coopération régionale ont été examiné par les représentants de différentes organisations non gouvernementales venus de Moscou, Tbilissi et des républiques du Caucase Nord.
Séminaire au Conseil de l'Europe sur les conflits régionaux
A l'initiative du Secrétaire général du conseil de l'Europe, Walter Schwimmer, une trentaine de jeunes provenant de zones de conflits en Europe et dans des régions limitrophes se sont rencontrés au Centre européen de la Jeunesse à Strasbourg pour réfléchir ensemble aux moyens de trouver des solutions pacifiques aux conflits régionaux. La particularité de ce séminaire tenait au fait que les participants, répartis en trois groupes de travail, étaient invités à élaborer des propositions visant à régler des conflits dans d'autres régions que la leur. Les conclusions de ces débats ont été présentées lors d'une table ronde ouverte à la presse le 2 avril dernier, en présence du Secrétaire général du CE et du président de l'Assemblée parlementaire Peter Schieder.
Marianne Heiberg, chercheuse à l'Institut norvégien de relations internationales, était l'animatrice de l'atelier de travail sur les conflits au Proche Orient, auquel participaient cinq jeunes d'Azerbaïdjan et cinq jeunes d'Arménie. Dans un entretien accordé à la presse à l'issue de ces rencontres, Mme Heiberg a noté le fait de traiter des conflits autres que le leur était un exercice très utile pour les jeunes participants car "lorsqu'ils évoquent leur propre conflit, à savoir celui entre Arméniens et Azéris, ils ont tendance à se disputer sans cesse. Mais quand ils discutent d'un conflit qui n'est pas le leur, leur point de vue changent et une coopération dont ils n'ont pas l'habitude, s'instaure". Mme Heiberg a souligné en outre l'enthousiasme des jeunes des deux pays pour ce type de rencontres; "Ils m'ont dit que cela les avait fait réfléchir. L'une des choses qu'ils ont comprises est combien une réponse violente à un conflit est destructrice. L'examen du conflit au Proche Orient, qui est extrêmement violente, a été pour eux une source de questionnement".
Rappelons que le conflit du Haut-Karabagh a fait, quant à lui, l'objet de discussions entre jeunes Chypriotes grecs et Chypriotes turcs.
Chouchi: histoire d'une ville arménienne
La ville de Chouchi est située sur un plateau à 1400m d'altitude, et à 10km environ de la capitale actuelle, Stépanakert. Sa situation exceptionnelle a valu à la ville la réputation de bastion au cours des siècles.
Les premiers témoignages historiques sur Chouchi remontent au début du 18e siècle. C'est à cette époque que fut construite la forteresse de la ville, dont l'histoire est intimement liée à l'un des épisodes les plus tragiques de l'histoire de la principauté du Karabagh, alors partie intégrante de l'empire perse. En 1752, l'un des frères cadets du prince de Varanda, le dénommé Chahnazar, fit assassiner le Melik régnant, Hovsep, pour s'emparer du pouvoir. Les autres Meliks du Karabagh, souvent liés entre eux par des liens de parenté ou d'alliance militaires, se mirent d'accord pour punir l'usurpateur. Quatre Meliks mobilisèrent alors leurs armées et allèrent sur Varanda afin d'y rétablir le pouvoir légitime du prince héritier.
Pour faire face à la coalition, Chahnazar fit appel au chef d'une tribu nomade voisine auquel il permit de se réfugier dans la forteresse de Chouchi. Cet accord devint par la suite le noyau d'une alliance plus importante, explicitement soutenue par un Empire perse à l’agonie et sujet à une désintégration croissante qui ne souhaitait pas voir émerger des régions arméniennes fortes.
Plus tard, au début du XIXe siècle, elle servit aussi bien aux Russes pour leurs assauts contres les armées perses et les musulmans durant la conquête de la région. L'un des généraux russes ayant participé à la campagne de la Transcaucasie, écrivit plus tard: " Celui qui possède Chouchi a la main mise sur le Karabagh".
C'est en 1857 que Chouchi, alors sous domination russe, acquit le statut de ville. Dans les années 1860 Chouchi était l'un des centres culturels et spirituels du Caucase Sud. Avec Tiflis, Chouchi devint le foyer de la pensé politico-sociale des Arméniens de Transcaucasie. Cette transformation de la ville s'accompagna d'une croissance démographique. Cette dynamique se poursuivit jusqu'à la soviétisation de la région.
En 1920 150 volumes environ étaient édités et 22 périodiques, dont 20 en arménien, étaient publiés à Chouchi. La ville comptait 221 églises. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle des mosquées avaient été érigées dans la ville. Deux de ces édifices, la Mosquée Haute et la Mosquée Basse subsistent encore.
Les années 1910 furent tragiques pour la ville, de sanglants affrontements récurrents se produisant systématiquement entre Arméniens et Musulmans. Ces conflits violents s'accompagnaient souvent d'incendies qui ravageaient des quartiers entiers de la ville. Le 23 mars 1920, à la suite d'un affrontement entre Arméniens et Tatars qui dégénéra en véritable guerre, le quartier arménien fut investi pas les musulmans, et entièrement saccagé, pillé et incendié. Des milliers d'Arméniens furent tués, les survivants étant contraints de quitter la ville sous peine de mourir. En 3 jours la population de la ville diminua de 65%.
Le 5 juillet 1921, par décision du Bureau caucasien du Parti communiste le Karabagh intégra la République Soviétique Socialiste d'Azerbaïdjan, en tant que région autonome avec Chouchi pour capitale. Malgré cette décision, les autorités azéries ne voulurent accepter Chouchi comme capitale, bien qu'un projet gouvernemental de reconstruction de la ville eut été élaboré.
Sous le régime soviétique, la population arménienne de Chouchi quitta progressivement la ville, réduite elle-même au rang d'une petite ville de province sous administration azérie.
Tragédie de Maraga : "La communauté internationale se doit de condamner, du point de vue historique et politique, les massacres des Arméniens du début et de la fin du XXe siècle" a déclaré, le 11 avril dernier, le président de la commission des relations extérieures de l'Assemblée nationale de la RHK, Vahram Atanessian. Il a rappelé qu’il y a 11 ans, le 10 avril 1992, à la suite d'une opération militaire de grande envergure lancée par l'armée azérie contre le village de Maraga, dans la région de Martakert, une centaine de civils furent tués et 19 personnes sont à ce jour considérées disparues. M. Atanessian a souligné que cette action fut menée au moment où une mission de médiation comprenant des représentants de la Russie et de l'Iran se trouvait au Haut-Karabagh."En perpétrant un massacre contre les civils arméniens de Maraga, l'Azerbaïdjan a ignoré les efforts de médiation, faisant comprendre par la même occasion qu'il ne comptait pas chercher un règlement politique au conflit" a conclu le parlementaire.
Incident sur la frontière
:
Dans la nuit du 7 au 8 avril 2003, une formation de l'armée azérie a tenté
d'avancer son poste vers la frontière du Haut-Karabagh, dans le sud de la zone
neutre qui sépare la RHK de l'Azerbaïdjan.
D'après le communiqué du ministère de
la Défense de la RHK, les troupes de l'armée du HK ont immédiatement riposté,
faisant reculer le groupe armé azéri vers sa position précédente. Les forces
armées du Haut-Karabagh n'ont enregistré aucune perte à l'issue de cette
opération.
Le ministère de la Défense de la RHK a souligné que depuis 2000 la partie azérie
a systématiquement recours à ce genre de diversion pour essayer de s’arroger de
nouvelles positions tout au long de la ligne de démarcation.
Erévan et Pékin évoquent le problème du Karabagh : Le 7 avril dernier, le ministre des Affaires étrangères de la République d'Arménie, Vardan Oskanian, et le vice ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, Liu Ghoutchan, en visite de travail à Erevan, ont évoqué le problème du Karabagh en insistant sur la nécessité d'un règlement équitable du problème.
L'Azerbaïdjan n'a pas l'intention de coopérer avec l'Arménie:
"L'Azerbaïdjan n'a pas l'intention de coopérer avec l'Arménie avant le règlement
définitif du problème du Karabagh, que ce soit sur le plan bilatéral ou dans le
cadre des organisations internationales" a déclaré le vice-ministre des Affaires
étrangères de l'Azerbaïdjan, M. Mamed-Kouliev, le vendredi 18 avril dernier à
Erevan, où il se trouvait à l'occasion de la session ordinaire du Conseil des
ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Organisation de
Coopération Économique de la Mer Noire.
A son arrivée, la veille, il avait déclaré en outre que sa présence en Arménie
n'avait aucun autre objet que celui de participer à la réunion de l'OCEMN et
qu'il ne comptait pas discuter avec la partie arménienne des questions relatives
aux relations bilatérales entre les deux pays, ni du problème du Karabagh.
Vardan Oskanian, ministre des Affaires étrangères de la République d'Arménie a
souligné, quant à lui, que c'était la première fois que l'Azerbaïdjan présidait
cette organisation et a demandé à Bakou de "ne pas prendre de mesures allant à
l'encontre des principes de cette organisation régionale et faisant obstruction
à l'Arménie". M. Oskanian a rappelé à l'Azerbaïdjan que le principe de la
coopération était à l'origine même de la création de l'OCEMN.
Le ministre arménien a ajouté que si l'Azerbaïdjan et la Turquie étaient prêts à coopérer avec l'Arménie dans le cadre d'organisations internationales telle l'OCEMN, "cela créerait un climat politique favorable au règlement du conflit du Karabagh et pourrait accélérer sa résolution définitive ".
Coopération entre policiers arméniens: Armen Issagoulov, ministre de l'Intérieur de la RHK a déclaré le 16 avril dernier à Stépanakert qu'à la fin du mois de février 2003 un groupe de policiers du Haut-Karabagh a aidé des policiers arméniens à prévenir un attentat dans un supermarché de la capitale arménienne. Le commanditaire de l'attentat et les membres du groupe terroriste ont été arrêtés. Le ministre de l'Intérieur a rappelé également que grâce à l'efficacité de l'action des forces de l'ordre de la RHK, l'assassin de Tigran Naghdalian, président de la télévision nationale arménienne, a été découvert et arrêté.
Les droits de l’Homme sont-ils défendus au Karabagh?
La Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme vient de publier
son rapport de mission sur le Haut-Karabagh. Le rapport a pour objet l'étude
détaillée de l'impact que l'autodétermination inachevée du Haut-Karabagh est
censé avoir sur les droits de l'Homme. Publié en anglais, donc accessible au
plus grand nombre de lecteurs, le rapport tente de répondre à nombre de
questions exemplaires de la situation au Haut-Karabagh, État autoproclamé qui ne
peut adhérer à aucune organisation ni aucun traité international. Le fait que la
République du Haut-Karabagh ne soit pas un État reconnu sur le plan
international en fait-il pour autant une zone de non droit? Les droits
fondamentaux des populations vivant sur ce territoire sont-ils otages de cette
situation?
Le rapport relance également un débat, bien plus général, sur l'opposabilité des
droits de l'Homme à une entité non reconnue et sur les obligations de la
communauté internationale.
Évoquant la question des droits de l’Homme en Artsakh, le rapport note « qu’on
assiste dans cette République à une forme d’autocensure collective en matière de
libertés individuelles, au nom de l’intérêt national bien compris d’un pays en
état de « ni guerre, ni paix », qui doit faire face à une adversité extérieure
jusqu’à ce qu’une solution politique définitive soit trouvée avec
l’Azerbaïdjan ».
Le rapport conclut enfin que « la nécessité d’un règlement politique et
pacifique de la situation au Haut-Karabagh est urgente; seul un tel règlement
contribuerait au développement du processus démocratique dans cette région du
monde et au respect effectif des droits de l’Homme de la population du
Haut-Karabagh ».