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ARTICLES
NOUS
AVONS TOUS LA MÊME RAISON DE NOUS RÉJOUIR
« Nous avons tous la même raison objective de nous réjouir : l’année écoulée fut
encore une étape importante sur le chemin vers la reconnaissance internationale
de la République du Haut-Karabagh ».
C’est par ces mots que le président de la RHK, M. Arkady Ghoukassian a commencé
son allocution à l’occasion du Nouvel An.
« Pour la première fois à la suite des dernières élections présidentielles,
a-t-il poursuivi, le chef de l’État a reçu des félicitations de nombre d'élus
politiques et hommes d'État américains, russes, français et autres, » ce qui
n'est pas sans agacer les adversaires de l'indépendance du Haut-Karabagh. Il a
remarqué que ces derniers faisaient tout leur possible pour inverser la tendance
de l'opinion publique mondiale actuellement favorable à la cause de l'Artsakh et
à ses dirigeants. Le Président a toutefois souligné que tous leurs efforts
étaient d'emblée voués à l'échec.
Abordant la situation sociale et économique de la République, M. Ghoukassian a
noté que dans le courant de l'année dernière le flux des investissements
étrangers vers les différents secteurs de l'économie du pays avait sensiblement
augmenté. Le Président s'est notamment félicité du succès du Téléthon organisé
en France et aux États-Unis au profit de la construction de la route dorsale
"Nord-Sud".
Évoquant la situation de l'armée qui constitue le principal facteur de paix et
de sécurité du pays, M. Ghoukassian a constaté qu'elle aussi avait connu un
progrès indéniable depuis quelques années.
Le Président a néanmoins rappelé que malgré l'importance des acquis de la jeune
République, il restait encore beaucoup de problèmes irrésolus, essentiellement
d'ordre social. « Notre peuple mérite sans nul doute une vie meilleure », a
remarqué le Président à ce propos. « A nous de construire ensemble cette vie
meilleure ».
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Le 30 décembre dernier le président de la République du Haut-Karabagh, Arkady
Ghoukassian, a reçu le chef de la mission arménienne de l'organisation Médecins
sans Frontières, Marie Deblaise, et le coordinateur de sa sous-mission au
Haut-Karabagh, Xavier Saggesi.
Lors de l'entrevue, Madame Deblaise a annoncé la fin au Haut-Karabagh de
l'activité de "MSF", destinée essentiellement à lutter contre la tuberculose.
Madame Deblaise a également déclaré que le ministère de la Santé de la RHK
assurerait désormais la suite de la campagne contre cette maladie et que le
contrôle en incombait au bureau de Médecins sans Frontières à Erévan. Ce dernier
doit en outre fournir un soutien logistique, notamment des médicaments, au
ministère de la Santé de la RHK.
Le président Ghoukassian a remercié les collaborateurs de la mission de MSF du
travail qu'ils ont accompli au Haut-Karabagh, exprimant également son espoir de
voir l'organisation reprendre ses activités au Karabagh si besoin en était.
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INTERVIEW EXCLUSIVE DE KAMO NERSISYAN,
PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE
L’ARTSAKHBANK, A L’AGENCE DE PRESSE ARKA.
ARKA - Quels programmes de crédit l’Artsakhbank poursuit-elle aujourd’hui, et
dans quels secteurs de l’économie de la RHK ?
K. N. - L’Artsakhbank est aujourd’hui la seule banque commerciale en Arménie à
effectuer d’importants investissements dans l’économie de la RHK. De fait, les
efforts que nous fournissons pour faire revivre l’économie de la République font
de nous le seul partenaire sain et solide du gouvernement de la RHK. Notre
banque est impliquée dans tous les programmes d’investissement régionaux, que ce
soit au stade de leur élaboration ou à celui de leur mise en œuvre. Les prêts
investis par l’Artsakhbank dans l’économie de la RHK atteignaient 9,9 milliards
AMD sur 11 mois en 2002, contre 5 milliards AMD en 2001. L’accroissement des
investissements sous forme de prêts bancaires a été rendu possible grâce à nos
actionnaires, qui ont créé un fonds d’investissement. Ce fonds catalyse le
développement des petites et moyennes entreprises. Les entreprises déjà en
activité ou nouvellement créées ont la possibilité de bénéficier de crédits à
moyen ou long terme à des taux d’intérêts très bas. Par ailleurs, en 2001-2002,
notre banque a investi 1,3 million USD dans l’agriculture de la République afin
de permettre aux entreprises de s’approvisionner en matières premières d’origine
locale. Étant donné l’importance de son portefeuille de prêts, notre banque mène
une politique de crédit raisonnable en maintenant une relation
risque-rentabilité optimale, ce qui permet un remboursement régulier des fonds
déposés.
ARKA - Quels sont les domaines d’activité prioritaires de la banque pour la
période 2003-2005 ?
K. N. - Tout en définissant les objectifs stratégiques de notre développement
futur, nous avons décidé de contribuer au développement et à la prospérité de
nos clients. Nous sommes convaincus que pour le bénéfice mutuel des deux parties
la coopération de notre banque avec ses clients doit être fondée sur des
relations de partenariat. Or les partenariats à long terme ne sont possibles que
dans un contexte d’ouverture et de confiance. La banque doit avoir une bonne
compréhension de l’activité de ses clients, leur offrir les services financiers
qui correspondent à leurs attentes et contribuer à leur développement actif.
Évidemment notre caractère régional nous freine, parce que nous restons à
l’écart des flux financiers importants et des gros clients présents sur le
territoire de l’Arménie. Mais nous ne nous limiterons pas à l’ouverture d’une
agence de l’Artsakhbank à Erévan (inaugurée en 2000) ; en 2003-2004 nous
prévoyons d’étendre notre réseau financier en RHK et en Arménie.
ARKA - Quelles sont les prévisions de croissance des principaux indicateurs de
l’Artsakhbank en cette fin d’année 2002 ? Quels objectifs l’Artsakhbank
s’est-elle fixé en ce qui concerne l’accroissement de son capital ? Votre banque
chercherait-elle à attirer de nouveaux investisseurs pour trancher cette
question ?
K. N. - Nous n’avons pas besoin d’attirer de nouveaux investisseurs, mais dans
le cadre de notre accord avec nos actionnaires nous prévoyons d’augmenter le
capital social de la banque de 2,3 millions USD à 5 millions USD au cours des
trois prochaines années. Pour ce qui est de nos principaux indicateurs, à la fin
de l’année 2002 les éléments d’actif de l’Artsakhbank atteindront 10 milliards
AMD, dont près de 6 milliards AMD pour notre portefeuille de prêts en cours. Les
profits prévisionnels de la banque s’élèvent à 220-230 millions AMD à la fin de
cette année.
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La rédaction de la « Tribune du Karabagh » tient à remercier chaleureusement Mme
Nadia Kébabdjian et M. John Malcolm pour leur contribution importante à la
reconstruction du Haut-Karabagh depuis plusieurs années.
JOHN MALCOLM: « YES AL KARABAGHTSI YEM »
En ce très beau mois de mai 2002 nous nous sommes envolés vers Erévan, capitale
de notre pays, l’Arménie libre et indépendante. Le but de mon voyage est de
ramener mes deux fils, Eric et Philippe Grégory, sur la terre de leurs ancêtres,
au Karabagh.
La route du Karabagh traverse un paysage féerique: l’Ararat d’un coté, couvert
de neiges éternelles, de l’autre l’Aragats neigeux, plus loin les blanches
montagnes de Zanguézour et, finalement, les immaculées montagnes Mrov, qui font
partie de la chaîne du Karabagh.
Entre temps la route progresse de la plaine d’Ararat, aux riches vignobles, à
travers une gorge rocheuse, pleine de cavernes où nichent maintes hirondelles,
et, accompagnés par un torrent impétueux, nous émergeons enfin sur un col
montagneux symboliquement indiqué par une haute porte crénelée décorée d’un
magnifique aigle en bronze et de cloches qui résonnent au vent. A travers de
riches pâturages d’un vert foncé, et de champs de blé dorés, sur les collines
arrondies du Zanguézour, enjolivées de tapis de fleurs rouges, jaunes et
pourpres, nous sommes descendus dans une vallée profonde, traversée par trois
rivières limpides : la frontière du Karabagh. A partir d’ici la route monte
constamment en lacets en passant par les collines et les montagnes, toutes
couvertes de bois et de forêts.
Me voilà enfin chez moi après tant d’années d’exil, avec ma famille, faisant à
nouveau partie de ma nation libre et indépendante. Je me sens bien ici, comme
jamais et nulle part ailleurs, car … « yes al Karabaghtsi yem ».
Tout a vraiment commencé il y a environ deux ans, quand mon ami Matos Matossian
m’a montré un article intitulé « Les montagnes du jardin noir » dans une revue
arménienne. Nous avons alors appris que le Karabagh avait ouvert un bureau de
représentation à Paris. Après avoir rencontré les représentants du Karabagh nous
avons fait une première donation pour la reconstruction de l’école du village
Tagavart. En l’an 2001, j’ai décidé d’aller au Karabagh et d’y acheter une
maison. Dernièrement, j’ai fait aussi une donation pour les orphelins de la
guerre et les enfants pauvres de ma ville de Chouchi : je serai leur père.
Maintenant je fais le choix de ne plus verser de larmes de tristesse pour les
provinces à l’ouest de la grande Arménie que nous avons perdues, mais je
verserai toujours des larmes de bonheur pour les territoires à l’est que nous
avons libérés. Je verserai toujours des larmes de bonheur pour ma famille que
j’ai retrouvée, pour ma nation libre et indépendante, pour ma religion. Je suis
heureux, je me sens bien dans ma peau et dans mon identité retrouvée. Ajsor yes,
Hovhannès Melkon Beg, Chouchetsi, Karabaghtsi em, hargev.
Et à mon tour, je suis prêt à ouvrir mes bras et à prodiguer mes conseils à tout
autre Arménien qui voudrait suivre ma voie.
NADYA KEBABDJIAN: « LES SOLUTIONS EXISTENT-ELLES! »
En cette période où il est beaucoup question de reconstruction et de
repeuplement au Karabagh et que nous avons enfin pris conscience de l'importance
de l'habitat pour maintenir une population sur ses terres, je voudrais attirer
l'attention sur la situation des foyers dans les campagnes reculées du nord de
la région de Mardakert.
Depuis quatre ans, dans le cadre d'un programme d'aide économique en faveur des
veuves de guerre et de leurs enfants, je me suis rendue dans plus de vingt
villages situés autour du réservoir de Sarsang, et visité plus d'une centaine
d'habitations. Ainsi, j'ai pu constater l'extrême délabrement des maisons et le
grand dénuement dans lequel se trouvent la majorité des familles. En
particulier, les foyers privés de la présence d'un homme - tué au combat -
continuent à ce jour à supporter des conditions de vie difficilement
descriptible.
Certaines de ses masures, lourdement endommagées, présentent encore des fissures
béantes, des fenêtres sans vitre protégées seulement par un film plastique, des
planchers défoncés, des murs noircis par le bois de chauffe... en un mot des
logis totalement insalubres. Ces conditions déplorables influent non seulement
sur le moral, mais surtout, nuisent à la santé de ses habitants.
Certes, dans les limites de leurs moyens, le gouvernement, les associations
caritatives et les bienfaiteurs de la Diaspora construisent ou réhabilitent
villages, écoles, hôpitaux indispensables pour le pays, mais à ce jour trop
nombreux sont les foyers qui ne bénéficient d'aucune amélioration.
Sans doute les solutions existent-elles ! Avec des sommes modiques et une
coopération active, surtout de notre jeunesse, nous pourrions certainement
participer individuellement ou collectivement à des micro projets de réfection,
soit directement soit au travers d'organisations et associations déjà
opérationnelles sur le terrain.
La restauration des logements, en particuliers ceux des familles des héros
tombés pour la libération du pays, ne peut attendre davantage. Huit ans après le
cessez-le-feu, il en va du respect de la dignité humaine.
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M. HOVANES GUEVORKIAN/ NOUVEAU REPRESENTANT DE LA REPUBLIQUE DU HAUT-KARABAGH EN
FRANCE :Par un décret présidentiel daté du 30 décembre 2002 M. Hovanès
Guévorkian est nommé Représentant permanent de la République du Haut-Karabagh en
France remplaçant ainsi M. Artak Harutyunyan.
Depuis 1998 M. Hovanès Guévorkian est fonctionnaire au ministères des Affaires
étrangères de la RHK. En 1999 il a été nommé adjoint au représentant de la RHK
en France.
LES PAYS-BAS FERONT LE MAXIMUM POUR LA RESOLUTIONS DES CONFLITS CAUCASIENS :
Durant la période où ils exerceront la présidence de l'OSCE, les Pays Bas feront
le maximum d'efforts pour la résolution pacifique des conflits caucasiens, a
déclaré le 13 janvier 2003 le chef de la diplomatie néerlandaise et président en
exercice de l'OSCE, Jan de Hup Sheffer lors de la session du Conseil Permanent
de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe.
Rappelons que les Pays Bas ont pris la présidence tournante de l'OSCE le 1er
janvier 2003.
UNE NOUVELLE USINE DE VIN : En novembre dernier a eu lieu la cérémonie de
l'inauguration de l'usine de vin de Martouni en présence du président de la
République Arkady Ghoukassian accompagné d'une délégation officielle.
L'entreprise, dont deux sites de production sont localisés à Karmir Chouka et à
Berdachène, date de l'époque soviétique. Elle avait fortement souffert à la
suite des affrontements militaires dans la région et sa reconstruction
nécessitait d'importants moyens financiers.
C'est après la privatisation et grâce à plus d'un million de dollars
d'investissements que les nouveaux copropriétaires M. Barsegh Beglarian,
président de la société "Flesh", lui-même originaire du Haut-Karabagh et Ara
Haroutunian, directeur de la SA "Karabagh Gold", ont pu remettre l’usine en
marche.
La réouverture de cette usine revêt une double importance pratique pour le pays
: d'une part elle relance la culture du raisin et la production vinicole,
activités traditionnelles qui font depuis des siècles le renom du Karabagh;
d'autre part elle crée près de 100 nouveaux emplois, chiffre qui ne cesse
d'augmenter depuis.
UN GROUPE DE DIVERSION AZERI SUR LE TERRITOIRE DU HAUT – KARABAGH : Le 8 janvier
2003 sur la ligne de front entre les forces armées du Haut-Karabagh et de
l'Azerbaïdjan un groupe de diversion azéri a tenté de s'introduire sur le
territoire de la RHK. Le groupe a été arrêté et neutralisé grâce à la vigilance
des gardes-frontière de l'armée de la RHK. A la suite de cette opération un
soldat azéri a été blessé et pris en otage. Après une première assistance
médicale le blessé a été transporté d'urgence à l'hôpital militaire. Les autres
membres du groupe ont réussi à s'échapper.
UN NOUVEAU TRONÇON DE LA ROUTE DORSALE : Le 10 novembre 2002 un nouveau tronçon
de la route dorsale "Nord-Sud", dont la construction est financée par le Fonds
Arménien, a été inauguré.
La longueur de ce secteur, qui s'étend entre les villages de Astrachène et de
Aygestan (région de Askéran), est de 9,7 km. Le président de la République
d'Arménie, Robert Kotcharian, le président de la RHK, Arkady Ghoukassian et le
vice-président du Fonds Arménien et président de la Cour constitutionnelle de la
RA, Gaguik Haroutunian, assistaient à la cérémonie officielle d'inauguration.
Rappelons que la longueur totale de la route est de 169 km et que son coût
s'élève à 25 millions de dollars américains.